Histoire du moulin

Le Moulin à Vent de La Borie fait partie d’un ensemble de cinq moulins, tous construits au XVIIème siècle sur le Causse Méjean, pour répondre au besoin en pain, donc en farine, d’une population lozérienne alors croissante. Si la date de sa construction reste inconnue, il est pourtant établi qu’il existait en 1685, lorsque l’ensemble de La Borie – comprenant le moulin- fut donné en dot à la fille du pasteur de Meyrueis. En 1695, apparaît, dans le recensement de la commune  de La Parade, un meunier, Jean Rozier, qui habite le moulin avec son frère et sa sœur. Le dernier meunier connu, Cyprien Salgues vivait et travaillait toujours au moulin en 1856, et peut-être jusqu’en 1860, quand le moulin fut soumis à démolition.

 Retour sur les travaux 

Lorsque la restauration du moulin, détruit en 1860, fut lancée, en 2014, rien ne subsistait du mécanisme qui avait produit de la mouture pendant presque deux siècles. Toutefois, les vestiges de la tour, courte et massive, la longueur réduite de ses ailes et sa situation à 1041 mètres d’altitude ont conduit l’architecte chargé de sa restauration à proposer de le restaurer sur le modèle d’un moulin du Lauragais. Quelques entreprises locales et un amoulangeur ont collaboré pendant presque 2 ans sur ce projet.

Le moulin avant sa rénovation (2014)

Restauration de la tour du moulin (mai 2017)

Intérieur de la tour du moulin au début des travaux (avril 2017)

Réalisation du sol du moulin (juin 2017)

Arrivée du camion transportant le mécanisme du moulin (juillet 2017)

Montage du mécanisme par le dessus du moulin (juillet 2017)

Tout le monde s'affaire! (août 2017)

Préparation de l'arbre moteur (août 2017)

Amoulangeur, un métier acrobatique... (septembre 2017)

Montage des ailes (septembre 2017)

ailes moulin sans panneau

Fin des travaux (octobre 2017)

Le bâtiment aujourd’hui

Aujourd’hui, la tour du Moulin de La Borie mesure 8 m de hauteur. Les ailes, d’une envergure de 14.20m , sont assez larges pour permettre au vent de faire tourner le mécanisme.

Pour mettre les ailes face au vent, le meunier manoeuvre la guivre, grande poutre en chêne servant de contre-poids aux ailes ; il fait ainsi tourner l’ensemble de la charpente, du mécanisme et de la coiffe. Celle-ci est en châtaignier, bois imputrescible repoussant les insectes du bois.

Dans ce moulin, restauré à l’ancienne, quelques aménagements fonctionnant à l’électricité permettent, d’une part de réduire le port de charge, d’autre part, de produire de la farine telle que nous l’utilisons aujourd’hui, prête à l’emploi. 

Travaux à venir

Nous produisons de la farine depuis décembre 2017, sur meule de silex. Pour autant, l’aménagement du moulin et de ses abords se poursuit. La construction d’un silo alvéolaire à l’entrée du chemin doit permettre une meilleure conservation de l’ensemble des céréales et leur nettoyage, avant écrasement au moulin.

L’utilisation du vent fait partie intégrante de notre démarche de développement durable. Pour optimiser la récupération de l’air qui remonte les pentes de la colline pour activer les ailes, les pins, qui ont colonisé  le lieu, devront être élagués.

Pour protéger les visiteurs, un muret en pierres sèches doit être construit autour du moulin. Enfin, la maison du meunier, découverte lors des fouilles en 2015, doit être restaurée. Le projet consiste à aménager un accueil et lieu d’animation au rez-de-chaussée et un lieu de stockage pour la farine à l’étage.