L’ensemble du mécanisme a été reconstitué sur le modèle d’un « Moulin du Lauragais » (voir sur la carte). Voici en image les principaux éléments du moulin.

Les Ailes
D'une envergure de 14.20 m, elles sont constituées d'un axe central en chêne supportant 8 cadres en pin d'Oregon.

La rotation des ailes
Initialement remplis de planches pour donner de la surface au vent, les cadres sont aujourd'hui munis de toile, pour alléger l'ensemble.

L'Arbre Moteur
L'arbre moteur traverse la coiffe du moulin. C'est un seul grand chêne, entraîné par les ailes fixées à son extrémité, qui fera tourner l'engrenage supportant la meule tournante.

Le Rouet

Fixé sur l'arbre moteur, le rouet entraîne, grâce à ses alluchons, la lanterne.

La lanterne

La lanterne est la deuxième partie de l'engrenage. Entraînée par le rouet, elle entraîne elle-même le gros fer, à l'extrémité duquel est fixée la meule tournante qui pèse 800 kg.

L'élévateur à godets

Une chaîne munie de godets fait monter le grain dans la trémie du premier étage.

La trémie

Avant chaque mouture, 100 kg de grains sont déversés dans cette trémie, d'où ils seront déversés petit à petit entre les meules, tout au long du processus d'écrasement.

L'auget et l'oeillard

L'auget déverse les grains de la trémie entre les meules, en passant par l'oeillard.

La feuillure

Les meules sont protégées par une protection en peuplier ; rien d'autre que les grains ne doit y tomber. Cela empêche également la mouture de se disperser. 

La bluterie

Installée au rez-de-chaussée, la bluterie permet de tamiser la mouture qui provient des meules, en passant par une tubulure en peuplier, pour la transformer en farine.

Le produit fini

La farine est ici le résultat de l'écrasement du grain, puis du tamisage de la mouture. Au Moulin de la Borie, vous trouverez de la farine claire, bise ou semi-complète et complète.


Mots clés

Amoulangeur

Charpentier spécialisé dans la construction des moulins.

Trémie

Réservoir en forme d’entonnoir qui permet d’écouler un produit par gravité.

Vis sans fin

Mécanisme qui permet d’acheminer un produit d’un point à un autre par un système cylindrique comportant une longue cannelure hélicoïdale.

Guivre

Dans un moulin à vent, longue poutre en bois qui s’étend depuis le haut du toit jusqu’à proximité du niveau du sol. Lorsque l’on pousse la guivre on peut orienter les ailes en fonction de la direction du vent en faisant tourner le toit.

Rouet

Grande roue en bois sur l’arbre moteur du moulin et qui est donc entrainée directement par le mouvement des ailes.

Lanterne

En forme de lanterne, comme son nom l’indique, c’est l’engrenage qui fait est entrainé par le rouet et qui fait tourner à son tour l’axe vertical qui lui-même entraine la meule tournante.

Alluchons

Ce sont les dents de l’engrenage du rouet.

Cormier

Essence de bois de la famille des Sorbiers réputée pour sa dureté. Dans un moulin à vent, les alluchons et la lanterne peuvent être en cormier. Ainsi ce sont les alluchons qui casseront net si le moulin s’emballe, évitant la casse d’une autre partie du mécanisme.

Meules

Ce sont de très grosses pièces en pierre (calcaire, granit, silex, …) qui permettent d’écraser le grain. La qualité des meules est essentielle pour obtenir une mouture de qualité. La meule située au dessus, entrainée par le mouvement de l’axe verticale, est la meule tournante. La meule du dessous est fixe et est appelée la meule dormante ou gisante.

Œillard

Trou au milieu de la meule tournante dans lequel s’écoule le grain à moudre avant de se retrouver entre les deux meules.

Bluterie

L’endroit du moulin où se trouve le blutoir.

Blutoir

Meuble en bois dans lequel arrive la mouture brute en provenance des meules et qui va permettre de la tamiser pour obtenir la farine voulue.



Mecanisme